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Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée. Gustave Flaubert

Cela fait plus de 30 ans que je gribouille des mots sur des feuilles... Mon genre littéraire préféré ? La Low Fantasy, la Fantasy, le paranormal, le surnaturel, parce que cela me permet une liberté totale dans mon écriture. Je n'ai pas à m'inquiéter de quoi que ce soit. Je peux mélanger les genres comme il me plait, parler d'un temps qui n'existe plus comme d'aujourd'hui, en y ajoutant toutes les touches de surnaturel possible. Mon but ? Vous démontrez que l'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne, tout en y glissant certaines convictions personnelles à travers les paragraphes. (il faut gratter un peu pour découvrir certains messages dans mes livres !) Vous pourrez lire également certains textes courts anciens ou non (poésie), et mon actualité au fur et à mesure. (salons, rencontres littéraires, etc...) Je partagerais avec vous, autant que possible. Merci pour votre indulgence. Bonne lecture à vous et bonne visite. N'oubliez pas les commentaires, positif et négatif ! C'est important les retours, et constructifs lorsqu'on écrit.

Sentiments après ces salons littéraires et autres ....

Publié le 13 Septembre 2021 par Virginie Maurille in 2021, Sentiments, Défi, Hypersensibilité Empathique, Hypersensible, Hypersensible mais je me soigne, Parfaitement imparfaite

 

Les salons littéraires :

Après un dimanche de repos bienvenu, permettez-moi de partager avec vous, ma modeste expérience.

Je n'ai fait que trois salons en tout et pour tout durant cette année 2021, depuis que j'ai osé sauter le pas en m’auto-publiant, en avril dernier.

Vous savez que chez moi, la franchise n'est pas une option (comme le clignotant d'ailleurs !). C'est donc avec une totale honnêteté et transparence que je vais vous raconter.

Lorsque les gens me rencontrent pour la premier fois, ils s'arrêtent à ce que je leur donne comme image. Ils sont souvent à des milliards d'années lumière de ce qu'il se passe réellement en moi.

En vérité, lors de ma venue à mon premier salon à St André, qui, je le rappelle, était un dimanche avec alerte canicule jaune, j'étais littéralement terrifiée ! Certains, qui pensent me connaitre, mais qui se sont toujours arrêtés à ma "couverture", ne m'ont pas cru une seconde et pourtant...

Je mettais un pied dans un monde inconnu pour moi, avec des inconnus. Tout pour me faire fuir ! La veille, j'avais fait la route avec ma fille pour repérer les lieux. Cela veut tout dire !

Le matin même, j'ai failli faire demi-tour un million de fois.  Alors, j'ai pris sur moi, et je me suis forcée à faire un pas après l'autre, pour dompter mes craintes et mes angoisses.

Sur place, mes amis PAP et C.C. m'ont redonné du baume au cœur, et m'ont donné du courage, sans forcément le savoir.

Plus tard, une amie C. est passée également, ce qui a fini de me rassurer ; A ma droite, se trouvait une vieille copine d'école, du coup, mon angoisse s'évaporait au fur et à mesure. A force de conversations avec mon voisin C., je me suis sentie plus à l'aise.

Les réseaux sociaux étant utiles parfois, j'ai retrouvé certains auteurs et autrices, ce qui nous a permis de rester en contact jusqu’à ma prochaine participation à un salon.

Le salon de Vinça :  j'ai choisi de n'y aller qu'un seul jour, car je craignais que les 2 heures de trajet aller-retour soient bien trop lourd pour mon handicap.

Pas de repérage en voiture, mais du repérage sur carte. On ne se refait pas. 😊 Il s'avère que je n'ai pas de GPS ! Mon GPS c'est mon cerveau ! (c'est un truc d'haut potentiel ça 😄)

Idem que pour mon premier salon, le sac dans la voiture, le casse-croûte, mes papiers, tout était prêt, je démarre, allume l'auto-radio, et tout au long du trajet, j'avais envie de rentrer chez moi. Toujours cette même fichu angoisse/peur qui me tord l'estomac.

J'ai retrouvé C., fait plus ample connaissance avec E, S, L, M.P. Rencontré H, A, A, etc...

Personne, mais Dieu que nous avons ri avec L et M.P. et Dieu que ça a fait un bien fou ! 

Certes, pas de ventes, mais jolie journée, sans nulle doute possible.

Mon dernier salon à St Cyprien : pas besoin de repérage. J'y étais déjà venue exprès pour soutenir ma copine d'enfance Babeth, exprès pour celui que j'appelle mon mentor PAP (il déteste que je parle de lui comme ça. Je le considère aussi comme un ami et il m'aura fallu 8 ans pour que je me sente plus à l'aise avec lui !), donc je connaissais déjà l'environnement dans lequel j'allais évoluer.

Comme pour toutes les autres fois, j'ai eu envie de faire demi-tour. Je suis bizarre, spéciale, hors norme si vous voulez, unique, bref, c'est comme ça.

J'ai retrouvé avec grand plaisir les copines et les copains, PAP ; Je m'en suis fait de nouveau.

J'ai rencontré de nombreux lecteurs et lectrices qui ont majoritairement fuit dès que j'ai prononcé les mots : "fantasy-paranormal-surnaturel".

Un nouveau clin d’œil à Aurélie, une jeune femme très courageuse. 😘

Nous étions dans un cadre merveilleux, de la verdure à profusion (j'adore), le traiteur extra-ordinaire !

C'est autour d'un café, que je me suis légèrement livrée en expliquant que j'étais assez réservée, que je m'obligeais à sortir de ma zone de confort, que je m'obligeais à beaucoup de choses d'ailleurs.

L'un des protagonistes présents à eu beaucoup de mal à me croire :

- Vous, réservée ? Pourtant vous n'avez pas l'air réservée.

- Je porte un masque !

Et oui, voilà l'un de mes gros secrets ...

je porte un nombre incalculable de masques qui me permettent tous, de pouvoir sortir de ma zone de confort.

En vérité, si je ne fais pas ce travail sur moi, il n'y aurait aucunes publications, je disparaitrais de la surface de la Terre sans que vous ne vous en rendiez compte ! Invisible parmi les invisibles, et ça m'irait très bien comme ça.

Alors, je m'oblige, je me force, je m'astreins à dépasser mes craintes, mes peurs, mes angoisses, parce qu'il y a une quantité de situations dans lesquelles je ne suis pas à l'aise, et pourtant, je vous donne l'impression du contraire.

Et ça marche puisque personne ne voit rien.

Personne ne se rend compte de rien.

Je peux même rester des années à réfléchir à des mots, des phrases, des paroles que j'aurais aimé dire à une tierce personne, voir cette tierce, la croiser, et tout garder pour moi.

Je l'ai fait avec quelqu'un durant plus de 8 ans. 

Le hasard (existe-t-il vraiment ?) m'a permis de revoir cette personne.

Il m'a fallu prendre sur moi à un point que je ne peux même pas vous dire, pour enfin oser lui révéler un certain nombre de choses (pas tout, hein 😉).

Je tremblais, j'ai tout débité dans un flot sans queue ni tête parfois, tout ça parce qu'il m'impressionne encore et toujours aujourd'hui, que je l'estime, et le respecte infiniment.

Ma crainte ? Qu'il me juge, qu'il me trouve trop ennuyante, trop pénible, trop fatiguante, barbante, chiante, etc... etc...

Il n'a pas été avare de gentillesse, de gentils mots, et je lui en suis reconnaissante.

Est-ce que pour moi, du coup, forcément, j'en conclu que j'ai acquis son amitié ad vitam æternam ? Absolument pas ! Je dirais même loin de là. 

Un jour, j'ai osé lui révéler encore un truc en privé, mais avant de lui envoyer, j'ai lu mon message à ma fille, pour savoir si c'était correct et si, à son avis j'avais le droit de lui écrire ce genre de message (message normal pour vous, mais pour moi, c'est toujours extra-ordinaire). 

J'ai été étonnée, car il a eu l'extrême gentillesse de me répondre.

Pourquoi suis-je surprise que l'on réponde à l'un de mes messages ?

Parce que j'ai l'habitude que l'on m'ignore, que l'on ne me réponde pas, alors quand quelqu'un prend de son temps, pour moi, c'est limite une fête 😊

Souvent, lorsque j'aimerais écrire certaines choses, je me ravise, j'efface le message, la phrase, le mail,  car je me dis que je n'en ai pas le droit, que je ne suis pas assez ceci pas assez cela, ou pas légitime même...

Pourquoi tous ces sentiments là en trois mois et demi ?

Parce que je suis une Hypersensible Empathique avec toutes mes peurs, mes craintes, mes angoisses, mes contradictions, mes interrogations, mes sentiments exacerbés, mes émotions, etc... etc...  Que j'ai aussi découvert que je suis HPE (haut potentiel émotionnel, entre autre... )

Cela ne signifie pas que je suis faible, bien au contraire !

J'ai un mode de fonctionnement qui diffère du commun des mortels, d’où parfois mon manque d'attention, et le fait que je sois parfaitement imparfaite, tous comme mes romans !

Un de mes amis m'a posé la question suivante : "alors, tu y prends goût aux salons littéraires ?"

Ma réponse :  J'y retrouve des copines, des copains, j'apprends, j'écoute, j'entends (même si certains pensent le contraire), et surtout, mais alors surtout, je "soigne" mon Hypersensibilité Empathique (ça ne se soigne pas. On vient au monde comme ça. On ne le devient pas).

Qui sait ? Un jour, peut-être, l'envie de faire demi-tour sur la route, me quittera pour de bon.

Un jour, peut-être, serais-je capable d'écrire ce que j'ai dans le cœur et dans la tête à l'instant T, dès que j'en ai envie, sans avoir peur d'être jugée, ou être encore rejetée d'avoir trop osé ... mais ce jour-là n'est pas encore arrivé.

Vous savez désormais, que je me bride, beaucoup, parce que de nombreuses peurs me paralysent encore, mais j'y travaille, et vous rencontrer lors des salons, fait partie de ma "thérapie" 😊

Alors à très bientôt !

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